Cap à l’est

Le réveil est matinal, car une longue journée nous attend. Nous devons rouler jusqu’à Egillstadir, à l’est, en faisant un crochet par Husavik le matin. Le temps est exécrable aujourd’hui. Et c’est sous de légers flocons de neige que nous arrivons à Husavik, très connu pour ses compagnies Watching whales. Car bien sûr nous sommes ici pour les baleines… Le prix des billets est un peu élevé et nous attendrons 1h30 avant d’embarquer (mieux vaut réserver avant !). On nous équipe d’épaisses combinaisons chaudes et imperméables dignes du bonhomme michelin et nous voguons vers la pleine mer dans de sacrés remous.

L’un de nous, en tête de proue, truffe au vent, guette la moindre queue de baleine, l’autre verdit petit à petit et finira comme les trois quart des passagers, à vomir par dessus bord. Mais n’oublions pas l’essentiel : on aura vu deux baleines à bosse ! Pas de photos mais une vidéo à venir…

Après avoir repris du poil de la bête, nous continuons jusqu’à la route 85 pour longer la côte et bifurquer sur la F862 en passant par Asbyrgi pour atteindre Detifoss (2nde cascade la plus puissante d’Europe). La route est chaotique, truffée de nids de poule, dans un brouillard total. Nous n’aurons d’ailleurs aucune photo de cette partie du périple. Et c’est après une interminable route entre montagnes et vallées perdues (nous n’aurons croisé que des moutons, pour changer) que nous parvenons au petit chalet loué pour la nuit. Ce fut une journée longue mais dépaysante !

Les fjords de l’est

Un peu fatigués par notre journée de la veille, on étudie avec attention la carte et décide de couper par la montagne grâce à la piste F936 (entre nous surnommée traversée de la Moria ;))

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Notre petit Jimny nous fera une frayeur au beau milieu d’un col escarpé : le moteur surchauffe, du liquide semble bouillir sous le capot, de la fumée s’échappe… On prend notre mal en patience et laissons le moteur refroidir.

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Heureusement la voiture repart (car nous sommes pour le coup au milieu de nulle part) et nous profitons des paysages seuls tout au long de la route. Nous arrivons dans le fjord de Reyðarfjörður que nous contournons pour emprunter un grand tunnel sous les montagnes afin de rejoindre Fáskrúðsfjörður. La France est visiblement à l’honneur dans tout le village (noms de rues en français, drapeaux aux fenêtres) grâce aux liens commerciaux historiques entretenus avec la côte Est. Nous ne trouverons en revanche jamais, ô grand jamais, le musée frammenn qui y est consacré. On continue vers Stöðvarfjörður puis vers le magnifique Berufjörður, entouré de montagnes de rhiolite.

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Par hasard, on s’arrête devant une colline rocheuse pour se dégourdir les jambes après tous ces kilomètres.  On l’escalade pour découvrir, caché derrière, un lac  rougeoyant. Le lieu semble être resté, comme beaucoup d’autres en Islande, préservé et à l’abri des hommes.

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Vers 17h, nous entrons dans la baie de Lónsvík, célèbre pour ses phoques. Instant magique : la couleur violette des montagnes et du ciel se reflète dans l’eau où des centaines de cygnes (à défaut de phoques) se sont retrouvés. Un véritable instant à la Walt Disney.

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Dernière ligne droite jusqu’à Höfn pour la nuit où notre guesthouse, grise et tristounette à l’extérieur, se révélera chaleureuse et très propre à l’intérieur. Conseil : pensez à réserver si vous souhaitez sortir dîner dans cette ville, c’est un lieu de passage très fréquenté !

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